Etude sociologique sur la décision de rénovation énergétique en copropriété (thèse 2011)

Afin de faciliter la lecture de la thèse que j’ai soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous est la deuxième partie de la thèse qui porte sur les les jeux d’acteur et le processus de rénovation thermique dans les copropriétés.

Télécharger la partie sur la décision de rénovation en copropriété (211 pages)

Résumé

Cette partie de la thèse aborde la question de la décision de travaux d’économie d’énergie à travers des cas de copropriétés avant-gardistes déjà engagées dans cette démarche. Elle met en lumière que les syndics n’ont pas intérêt à s’investir dans un tel projet dont le moteur est l’engagement d’un copropriétaire « leader » qui contourne l’organisation formelle. Le vote positif des travaux dépend moins des majorités de vote que d’un long processus d’innovation qui comprend des étapes préparatoires (optimisation de la régulation, audit énergétique) et un lourd travail de montage de projet (communication, recherche d’entreprise, financement, préparation de l’AG). Au final, les choix techniques de la rénovation ne correspondent ni à un optimum technico-économique ni à des modèles standards, mais à des solutions acceptables par les copropriétaires et adaptées aux singularités de l’immeuble.

Etude sociologique sur la gestion du chauffage en HLM : un vecteur d’économie d’énergie ? (thèse 2011)

Afin de faciliter la lecture de la thèse que j’ai soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous est la deuxième partie de la thèse qui porte sur les pratiques de chauffage et la construction sociale du confort thermique.

Télécharger la partie sur la gestion du chauffage en HLM (128 pages)

Résumé

Cette partie de la thèse analyse le système d’acteur de la régulation du chauffage  en HLM pour comprendre les dysfonctionnements vécus par les locataires sociaux, notamment en chauffage collectif (panne, surchauffe…).  Les bailleurs sociaux se concentrent sur le plus urgent (les « épaves thermiques »), ce qui est obligatoire (BBC) et valorisant (EnR) mais délaissent le pilotage, la maintenance et la modernisation des systèmes de chauffage de la majorité du parc. Alors que l’optimisation de la régulation est source de confort et constitue un gisement potentiel d’économies d’énergie, elle est prise dans un « jeu de défausse » qui détourne les acteurs de cet objectif. Les actions entreprises par les bailleurs sociaux (baisse des températures, équilibrage du réseau, individualisation des charges) ont une efficacité limitée car elles se heurtent à une organisation qui segmente les interventions sur le chauffage et focalise le coût du changement sur un seul acteur. Le dernier chapitre traite de la question de la maintenance du chauffage individuel au gaz.

Etude sociologique sur les pratiques de chauffage et le confort thermique (thèse 2011)

Afin de faciliter la lecture de la thèse que j’ai soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous est la deuxième partie de la thèse qui porte sur les pratiques de chauffage et la construction sociale du confort thermique.

Télécharger la partie sur les pratiques de chauffage et le confort (234 pages)

Résumé

Cette partie de la thèse est un focus sur les pratiques de chauffage qui représentent en moyenne 65 % de la consommation d’énergie domestique. Contrairement à l’idée selon laquelle les habitants choisiraient librement leur température de chauffage (19°C…), la recherche montre que le confort repose sur un système de pratiques thermiques dont le chauffage n’est qu’un des éléments. Les besoins en chaleur connaissent de fortes variations sociales et spatiales, et les habitants mobilisent toutes une série de pratiques non consommatrices d’énergie et low tech pour atteindre le confort : gestion de l’endothermie, de la circulation de l’air, et des sources annexes de chaleur. En réalité, les marges de manœuvre des habitants sur l’utilisation du chauffage apparaissent très réduites quelque soit le mode de chauffage. Cette analyse met le doigt sur le « chauffage central » comme norme sociotechnique qu’il est nécessaire de réinterroger dans l’optique d’une transition énergétique.

Etude sociologique sur les usages domestiques de l’énergie (thèse 2011)

Afin de faciliter la lecture de la thèse que j’ai soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus facile à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous est la première partie de la thèse qui porte sur les usages domestiques de l’énergie, hors chauffage.

Télécharger la partie sur les usages domestiques de l’énergie (167 pages)

Résumé

Cette partie de la thèse montre que la sensibilité écologique n’est pas suffisante pour entraîner un changement des pratiques domestiques vers plus de sobriété énergétique. Les modalités d’information sur la consommation d’énergie ne permettent pas le développement d’une véritable « réflexivité énergétique » nécessaire au changement. La consommation d’énergie s’organise autour des activités de la vie domestique qui fonctionnent chacune selon des logiques variées et imposent des contraintes sociales, symboliques et matérielles à la réduction des consommations. Malgré les tactiques d’économies d’énergie bricolées par les habitants, il existe une incertitude forte sur l’effectivité des économies engendrées qui se retrouve également dans les controverses technoscientifiques. Au final, les répertoires de « gestes verts » n’apparaissent pas à la hauteur de la révolution domestique, comparable à celle des Trente Glorieuses, et qui reste à mener.

Introduction et conclusion d’une thèse de sociologie sur les économies d’énergie dans l’habitat collectif (2011)

Afin de faciliter la lecture de mon travail de thèse soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif  » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous reprend l’introduction générale, la conclusion générale et la bibliographie.

Télécharger l’introduction, la conclusion et la bibliographie

Résumé

Cette thèse de sociologie est une élucidation des problèmes concrets posés aux acteurs par la réduction des consommations d’énergie dans l’habitat collectif. Le point de départ de la recherche est une interrogation sur le comportement des habitants qui constitue aujourd’hui une boîte noire, voire un point de blocage, des programmes de maîtrise de l’énergie (effet rebond, inefficacité du signal prix…). En contre-point des approches technico-économiques, la thèse propose une approche interactionniste de la consommation d’énergie, comme le résultat de la rencontre entre des pratiques domestiques, des objets techniques et des organisations sociales. Elle se place à deux échelles d’observation, d’une part une échelle microsociale avec une description ethnographique des « pratiques énergétiques » et en particulier des pratiques de chauffage ; d’autre part une échelle mésosociale, avec une analyse stratégique des organisations qui régissent les décisions et les modalités de gestion des immeubles.

La conclusion de la thèse invite à renverser le débat public sur les économies d’énergie dans l’optique d’un changement du rapport à l’énergie des habitants dans le bâtiment. La séparation entre les solutions qui relèvent du comportement (sensibilisation, information…) et celles qui relèvent de la technique (rénovation, infrastructure…) conduit à une impasse. L’action sur les économies d’énergie doit au contraire reposer sur l’observation des interactions entre les pratiques, la technique et les organisations. C’est en inventant de nouveaux modes de délibération impliquant davantage les habitants dans les choix concernant les immeubles, que l’on parviendra à faire évoluer conjointement les pratiques et les immeubles vers plus de sobriété énergétique.

 

Thèse de sociologie sur les économies d’énergie dans les logements collectifs (2008 – 2011)

Les conditions sociales et organisationnelles du changement des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif

  • Dirigée par Dominique Desjeux, Université Paris Descartes,
  • Financement CIFRE – GDF Suez,
  • Soutenue à la Sorbonne en Septembre 2011.

Résumé (2 pages)
Synthèse (8 pages)
Manuscrit (847 pages)

Cette thèse de sociologie est une élucidation des problèmes concrets posés aux acteurs par les économies d’énergie dans l’habitat collectif. Elle repose sur une démarche de recherche inductive menée à partir d’enquêtes de terrain auprès d’habitants et de professionnels de l’habitat et du chauffage. L’idée centrale est de montrer comment, au delà des facteurs techniques et économiques, la consommation d’énergie dans l’habitat est une construction sociale et organisationnelle. A partir d’une description ethnographique des pratiques domestiques entraînant une consommation d’énergie, et plus particulièrement des pratiques de chauffage, elle montre que les marges de manœuvre des habitants au niveau de l’espace domestique sont limitées par de nombreuses contraintes. L’analyse organisationnelle de la gestion du chauffage en HLM et de la rénovation énergétique en copropriété fait apparaître les conflits d’intérêt entre les acteurs professionnels au sujet des économies d’énergie. Une véritable réduction des consommations d’énergie devient possible quand les habitants ont la possibilité de participer aux choix collectifs concernant leur immeuble.