4 leviers sociologiques de la transition énergétique au Grand Lyon et ailleurs… (Mai 2013)

Dans le cadre du Débat National sur la Transition Énergétique, le Grand Lyon m’a invité à participer à une table ronde : « Vers une ville sobre et efficace en 2050 », pour intervenir sur la place du citoyen dans ces changements. A travers deux enquêtes récentes dans cette agglomération, l’une sur l’usage des bâtiments basse-consommation et l’autre sur la campagne Familles à Energie Positive, j’ai eu l’occasion de découvrir la vitalité du territoire lyonnais en matière innovation énergétique. Il n’a donc pas été difficile d’illustrer par des exemples locaux mon intervention sur les principaux leviers sociologiques de la transition énergétique :

  • valoriser les pratiques de sobriété énergétique
  • diffuser la culture technique de l’énergie
  • soutenir les acteurs intermédiaires du changement
  • associer les citoyens à la transformation des infrastructures

Pour aller plus loin vous pouvez lire un article paru dans la Revue d’Urbanisme qui résume le débat, les actes sont aussi consultables, ainsi que l’intégralité de l’événement en vidéo.

Ci-dessous la vidéo de mon intervention (14 minutes)

Une interview croisée avec d’autres intervenants.

 

Interview dans « La Croix » sur les limites des tarifs progressifs de l’énergie (Janvier 2013)

Une article paru dans la Croix basé sur une interview de Marie-Christine Zelem et moi sur les limites du signal prix pour faire changer les comportements de consommation d’énergie dans l’habitat.

Article en PDF

Thèse de sociologie sur les économies d’énergie dans les logements collectifs (2008 – 2011)

Les conditions sociales et organisationnelles du changement des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif

  • Dirigée par Dominique Desjeux, Université Paris Descartes,
  • Financement CIFRE – GDF Suez,
  • Soutenue à la Sorbonne en Septembre 2011.

Résumé (2 pages)
Synthèse (8 pages)
Manuscrit (847 pages)

Cette thèse de sociologie est une élucidation des problèmes concrets posés aux acteurs par les économies d’énergie dans l’habitat collectif. Elle repose sur une démarche de recherche inductive menée à partir d’enquêtes de terrain auprès d’habitants et de professionnels de l’habitat et du chauffage. L’idée centrale est de montrer comment, au delà des facteurs techniques et économiques, la consommation d’énergie dans l’habitat est une construction sociale et organisationnelle. A partir d’une description ethnographique des pratiques domestiques entraînant une consommation d’énergie, et plus particulièrement des pratiques de chauffage, elle montre que les marges de manœuvre des habitants au niveau de l’espace domestique sont limitées par de nombreuses contraintes. L’analyse organisationnelle de la gestion du chauffage en HLM et de la rénovation énergétique en copropriété fait apparaître les conflits d’intérêt entre les acteurs professionnels au sujet des économies d’énergie. Une véritable réduction des consommations d’énergie devient possible quand les habitants ont la possibilité de participer aux choix collectifs concernant leur immeuble.