L’ADEME publie une synthèse de l’étude sur les campagnes de MDE et l’impact des données de consommation

L’ADEME a choisit de consacrer sa dernière lettre Stratégie et Etudes (Février 2014) aux résultats de l’étude sociologique menée au printemps 2013 sur les campagnes locales de sensibilisation à la MDE. J’ai réalisé cette étude en collaboration avec BESCB (Christophe Beslay et Thibault Vacher)  et ETIcS (Jean-Philippe Fouquet) en réponse à un appel d’offre de GrDF et l’ADEME. J’avais publié il y a quelques temps un billet qui résume les grands résultats et propose un lien vers une synthèse légèrement plus complète que celle proposée par l’ADEME.

En valorisant cette étude au moment du déploiement des compteurs communicants et des services d’affichage des consommations, l’ADEME souhaite rappeler que la fourniture d’information ne suffit pas à changer les comportements des ménages pour aller vers plus d’économie d’énergie. En revanche, l’information sur les données de consommation s’avère être un outil très efficace si elle s’insère dans un dispositif plus global d’accompagnement au niveau local jouant sur plusieurs leviers du changement (matériel, cognitif, social).

 

Synthèse des recherches en sociologie sur la consommation d’énergie du bâtiment (décembre 2013)

A la demande de l’ADEME, j’ai réalisé une synthèse des recherches en sociologie réalisées ces dernières années sur la maîtrise des consommations d’énergie dans les bâtiments résidentiels et tertiaires. Il ne s’agit pas d’un état de l’art scientifique mais plutôt d’un document de vulgarisation qui se propose de valoriser les résultats saillants des dernières études disponibles auprès des acteurs de la transition énergétique.

  • Le bilan des connaissances est organisé autour de 14 thèmes avec pour chacun d’entre eux une synthèse de 2-3 pages et une bibliographie interactive pour approfondir.
  • La dernière partie offre des perspectives à la fois sur les évolutions possibles de la sociologie de l’énergie ainsi que des pistes de recherche.

Télécharger la synthèse : Analyse sociologique de la consommation d’énergie dans le bâtiment (50 pages)

Je souhaite insister ici sur le fait que ce document est une production collective. Tout d’abord à travers le travail des chercheurs dont les publications ont été mobilisées pour écrire les synthèses. Ensuite par les entretiens avec des « utilisateurs » de la sociologie de l’énergie qui m’ont aidé à dresser les perspectives. Enfin grâce au concours de l’ADEME (Chantal Derkenne et Pierre Douillard) qui a souhaité et soutenu ce travail.

Etude sociologique sur la décision de rénovation énergétique en copropriété (thèse 2011)

Afin de faciliter la lecture de la thèse que j’ai soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous est la deuxième partie de la thèse qui porte sur les les jeux d’acteur et le processus de rénovation thermique dans les copropriétés.

Télécharger la partie sur la décision de rénovation en copropriété (211 pages)

Résumé

Cette partie de la thèse aborde la question de la décision de travaux d’économie d’énergie à travers des cas de copropriétés avant-gardistes déjà engagées dans cette démarche. Elle met en lumière que les syndics n’ont pas intérêt à s’investir dans un tel projet dont le moteur est l’engagement d’un copropriétaire « leader » qui contourne l’organisation formelle. Le vote positif des travaux dépend moins des majorités de vote que d’un long processus d’innovation qui comprend des étapes préparatoires (optimisation de la régulation, audit énergétique) et un lourd travail de montage de projet (communication, recherche d’entreprise, financement, préparation de l’AG). Au final, les choix techniques de la rénovation ne correspondent ni à un optimum technico-économique ni à des modèles standards, mais à des solutions acceptables par les copropriétaires et adaptées aux singularités de l’immeuble.

Etude sociologique sur la gestion du chauffage en HLM : un vecteur d’économie d’énergie ? (thèse 2011)

Afin de faciliter la lecture de la thèse que j’ai soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous est la deuxième partie de la thèse qui porte sur les pratiques de chauffage et la construction sociale du confort thermique.

Télécharger la partie sur la gestion du chauffage en HLM (128 pages)

Résumé

Cette partie de la thèse analyse le système d’acteur de la régulation du chauffage  en HLM pour comprendre les dysfonctionnements vécus par les locataires sociaux, notamment en chauffage collectif (panne, surchauffe…).  Les bailleurs sociaux se concentrent sur le plus urgent (les « épaves thermiques »), ce qui est obligatoire (BBC) et valorisant (EnR) mais délaissent le pilotage, la maintenance et la modernisation des systèmes de chauffage de la majorité du parc. Alors que l’optimisation de la régulation est source de confort et constitue un gisement potentiel d’économies d’énergie, elle est prise dans un « jeu de défausse » qui détourne les acteurs de cet objectif. Les actions entreprises par les bailleurs sociaux (baisse des températures, équilibrage du réseau, individualisation des charges) ont une efficacité limitée car elles se heurtent à une organisation qui segmente les interventions sur le chauffage et focalise le coût du changement sur un seul acteur. Le dernier chapitre traite de la question de la maintenance du chauffage individuel au gaz.

Etude sociologique sur les pratiques de chauffage et le confort thermique (thèse 2011)

Afin de faciliter la lecture de la thèse que j’ai soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous est la deuxième partie de la thèse qui porte sur les pratiques de chauffage et la construction sociale du confort thermique.

Télécharger la partie sur les pratiques de chauffage et le confort (234 pages)

Résumé

Cette partie de la thèse est un focus sur les pratiques de chauffage qui représentent en moyenne 65 % de la consommation d’énergie domestique. Contrairement à l’idée selon laquelle les habitants choisiraient librement leur température de chauffage (19°C…), la recherche montre que le confort repose sur un système de pratiques thermiques dont le chauffage n’est qu’un des éléments. Les besoins en chaleur connaissent de fortes variations sociales et spatiales, et les habitants mobilisent toutes une série de pratiques non consommatrices d’énergie et low tech pour atteindre le confort : gestion de l’endothermie, de la circulation de l’air, et des sources annexes de chaleur. En réalité, les marges de manœuvre des habitants sur l’utilisation du chauffage apparaissent très réduites quelque soit le mode de chauffage. Cette analyse met le doigt sur le « chauffage central » comme norme sociotechnique qu’il est nécessaire de réinterroger dans l’optique d’une transition énergétique.