JISE 2015 : Inscription et programme (Tours du 1 au 3 juillet)

affiche_JISE2015_web« Les sociétés contemporaines à l’épreuve des transitions énergétiques » est le titre choisi pour cette seconde édition des Journées Internationales de Sociologie de l’Énergie qui se dérouleront à l’Université François Rabelais de Tours du 1er au 3 juillet 2015. Pendant ces trois journées foisonnantes 160 chercheurs et professionnels viendront présenter des communications sur tous les thèmes clés qui font la transition énergétique aujourd’hui. Retrouvez maintenant le programme complet !

Que vous soyez professionnel, agent public, étudiant, élu, chercheur, consultant ou simplement citoyen concerné par la transition énergétique vous y trouverez forcément votre compte. Alors ne tardez pas à vous inscrire ! Le prix de l’inscription comprend les déjeuners, les pauses cafés, et le volume des résumés. En cas de difficultés techniques ou financières n’hésitez pas à contacter les organisateurs au numéro indiqué.

Dans le cadre du colloque, la matinée du jeudi 2 juillet sera consacrée aux enjeux des usages de la sociologie par les acteurs de la transition énergétique.

1) Elle sera ouverte par une conférence introductive de Philippe Mallein, sociologue spécialiste de « l’innovation par les usages » qui reviendra sur la méthode CAUTIC de « conception assistée par les usages » pour laquelle il a reçu le prix cristal du CNRS en 2000. Il nous proposera également des pistes de réflexion autour de la diffusion des Nouvelles Technologies de l’Énergie (NTE).

2) Puis suivrons deux tables rondes avec des « usagers » de la sociologie qui viendront témoigner à partir d’exemples concrets des apports de la sociologie à la réflexion sur la transition énergétique. La première sera consacrée aux acteurs du marché et animée par Dominique Desjeux, j’animerai la seconde qui fera intervenir des acteurs des territoires.

Démarrage de SOCIOCUBE : étude sociologique sur un concours d’économie d’énergie dans le tertiaire

Depuis quelques années se développe une nouvelle modalité d’action en matière d’économie d’énergie : le concours. Ainsi, dans le logement Famille à Énergie Positive connait un grand succès et permet d’activer une dynamique sociale de changement chez les participants, comme l’a montré une étude que nous avons réalisée en 2013. Il n’aura pas fallu longtemps pour qu’un dispositif comparable se développe dans le tertiaire, ainsi l’Institut Français pour la Performance Énergétique des Bâtiments (IFPEB) propose aux entreprises de participer à CUBE 2020.

Logo CUBE 2020La première édition de CUBE 2020 s’est achevée fin décembre 2014 a réuni plus de 74 bâtiments appartenant à 25 entreprises différentes. Sur une année, les équipes de salariés avaient pour objectif de réaliser un maximum d’économie d’énergie sans faire de travaux, uniquement par la mobilisation des salariés, et l’amélioration du pilotage de l’exploitation. Compte tenu de la très grande variété de profil des candidats (de la PME au Groupe en passant par l’administration), les résultats sont significatifs puisque la moyenne se situe à 10 % et les meilleurs scores dépassent les 20 %.

Afin de mieux décrypter les mécanismes à l’œuvre dans ce concours j’ai proposé un projepicto-construction21_72pppt de recherche, en partenariat avec Cédric Borel de l’IFPEB, qui est financé dans le cadre d’un APR ADEME. Avec l’aide d’Isabelle Moussaoui (EDF R&D) nous allons réaliser d’ici à l’été 2015, un terrain d’étude qualitative sur les porteurs du concours dans les entreprises candidates, et Delphine Labbouz-Henry proposera un questionnaire quantitatif auprès de tous les collaborateurs impliqués. Les résultats de cette étude seront publiés et utilisés dans le cadre d’ateliers pour réfléchir à une stratégie nationale de mise en mouvement du secteur tertiaire.

Si vous êtes vous-même membre d’une organisation (entreprises, administration, université…) et que vous souhaitez participer à CUBE 2020, sachez que la deuxième édition commence en juillet 2015 et que les inscriptions sont ouvertes !

JISE 2015 : découvrir en avant-première deux communications sur les BBC et les smart-grids

Dans le cadre des 2èmes Journées Internationales de Sociologie de l’Énergie, le comité d’organisation a choisi de publier les actes en même temps que la tenue du colloque. Ainsi tous les communicants ont été invités à rédiger dans un format court de 4 pages, un article restituant le contenu de leur communication, une façon de préparer leur prise de parole. Pour ma part cet exercice a été l’occasion de revisiter les résultats de deux recherches réalisées en tant que sociologue indépendant, que je présenterai dans le cadre d’ateliers et dont je vous propose de découvrir le texte sans attendre.

Une recherche sur les campagnes de sensibilisation à la MDE et l’usage des outils de suivi des consommation qui vont être amenés à se développer avec le déploiement des compteurs communicants. « L’appropriation du suivi des consommations d’énergie et ses conditions d’efficacité sur les pratiques habitantes ». Je la présenterai le mercredi 1er juillet à 17h30 lors d’un atelier intitulé « Information et accompagnement : quels outils, quels enjeux » avec Stéphane La Branche et Éveline Cordeau nous reviendrons sur les enseignements du Défi Famille à Énergie Positive.

Une recherche sur la performance énergétique issue d’enquêtes de terrain sur les « BBC pionniers » construit par Thierry Roche en Région Rhône-Alpes. « Les conditions sociales et organisationnelles d’une performance énergétique in vivo dans les bâtiments neufs » (voir aussi à ce sujet une vidéo réalisée par LMS). Je présenterais cette communication le vendredi 3 juillet à 14h lors d’un atelier consacré a « Habiter un bâtiment performant » en compagnie de Vincent Renauld-Giard et Marie Mangold qui ont tous les deux réalisé des enquêtes de terrain sur des bâtiments performants.

 

JISE 2015 : témoignages des partenaires

Les 2èmes Journées Internationales de Sociologie de l’Énergie se tiendront à l’Université François Rabelais de Tours du 1er au 3 juillet 2015. Nous avons reçu le soutien de nombreux partenaires sans l’aide desquels nous n’aurions pas pu organiser cet évènement. Le nombre et la diversité de ces acteurs est l’indice d’une prise de conscience grandissante de l’importance de la « part sociale » de la transition énergétique, au delà des dimensions techno-économiques.  Ces partenaires appartiennent à 5 univers :

  • organismes de recherche : CNRS, AFS, AISLF, AARHSE
  • administrations publiques : Caisse des Dépôts, Plan Bâtiment Durable, PUCA, ADEME, Parcs Naturels Régionaux
  • énergéticiens : Engie (ex-GDF Suez), EDF, GrDF, Fédération des EPL
  • bâtiment et habitat : Saint-Gobain, Leroy Merlin, Union Sociale pour l’Habitat
  • acteurs locaux : Région Centre, Tours Plus, SIEIL, Envirobat Centre, Tours Plus

Vous pouvez retrouver sur le site des JISE les témoignages vidéos des partenaires qui explicitent les raisons qui les poussent à soutenir le colloque.

Marie Reine Coudsi, Directrice de l’éditorial et des savoirs habitants chez Leroy Merlin France, elle est la fondatrice du réseau de recherche Leroy Merlin Source.

Anthony Mazzenga, Délégué Stratégie chez GrDF, qui a commandité de nombreuses études sociologiques, notamment dans le cadre d’une convention avec l’ADEME également partenaire des JISE.

Merci à eux pour leur soutien !

Ecouter le séminaire sur l’acceptabilité sociale de la sociologie dans les organisations (ACDD – Décembre 2014)

Le séminaire que j’ai organisé en décembre 2014 (programme) a été l’occasion d’interroger la place de la sociologie dans les organisations qui participent à la transition énergétique. Il a réuni plusieurs sociologues praticiens de la recherche appliquée travaillant dans ou avec des organisations variées : institutions publiques, entreprises, associations… Vous pouvez écouter ci-dessous leurs récits d’expérience qui visaient à répondre à trois questions : Quelles sont le conditions de production de la recherche appliquée en sociologie ? Quels sont les modes de réception de ces recherches par les organisations et comment peut-on en appréhender les effets ? En retour, comment les organisations transforment-elles les pratiques des sociologues, voir questionnent leur identité ?

Gaëtan Brispierre, sociologue indépendant, Introduction du séminaire, « De l’acceptabilité sociale de la transition énergétique à l’acceptabilité de la sociologie par les organisations »

 

Delphine LABBOUZ- HENRY, doctorante en psychologie sociale de l’environnement à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chargée de missions R&D au Groupe Elithis : « Développer une approche psychosociale dans un bureau d’études spécialisé dans l’efficacité énergétique des bâtiments »

 

Sylvaine LE GARREC, Sociologue-urbaniste, Association des Responsables de Copropriété : « Pratiquer la recherche-action en sociologie dans une association de défense des copropriétaires impliquée sur les économies d’énergie »

 

Chantal DERKENNE, sociologue à l’ADEME : « Une décennie de recherche appliquée en sociologie dans une institution publique chargée de l’environnement et de l’énergie »

 

Gaëtan BRISEPIERRE, sociologue indépendant ; Stéphane LABRANCHE sociologue-politologue, Vincent RENAULD, ingénieur-sociologue : « Réception par les professionnels et les décideurs des enquêtes sociologiques sur des projets urbains : controverses et appropriation »

 

Quelques uns des éléments marquants sortis de la discussion avec la salle en présence de Dominique Desjeux, qui a suivi chacune des interventions  :

Sur les conditions de production de la recherche appliquée :

  • la pratique de la sociologie sur la transition énergétique dans les organisations privées est souvent liée à l’existence d’une commande publique (CIFRE, ADEME, PUCA, ANAH…), la frontière est donc poreuse.
  • le rôle du sociologue vis à vis de son commanditaire est aussi de réinterroger la commande, en déplaçant le problème, en modifiant le périmètre de raisonnement, de faire un détour afin de mieux répondre à la question.
  • la demande « d’opérationnalité » des commanditaires est ambivalente : la signification de ce mot varie, et l’injonction est plus forte au début de l’enquête qu’à la fin car le passage à l’action peut paraitre risqué.

Sur la réception des résultats de la recherche en sociologie :

  • les résultats d’études sociologiques ne sont pas facilement acceptés car ils augmentent la charge mentale du décideur qui n’a pas toujours les leviers pour agir sur les problèmes soulevés.
  • le sociologue produit une information qui va rentrer dans le jeu social de l’organisation (communication, marketing, lobbying…) comme dans le jeu social scientifique c’est à dire les controverses.
  • comme n’importe quel acteur, le sociologue a un travail d’intéressement à faire s’il veut diffuser les résultats de ses travaux.

Les effets des organisations sur les pratiques de recherche :

  • les compétences sociologiques se découvrent au contact des non-sociologues : organiser une recherche, formuler une problématique, faire un questionnaire / conduire un entretien, construire une typologie, capacité à élucider, avoir une vision systémique
  • il y a un besoin de formation des ingénieurs aux SHS (méthodes, notions…) afin d’améliorer la capacité à collaborer de façon interdisciplinaire
  • dans l’univers académique, il existe un flou sur le statut du chercheur privé et sa capacité à contribuer à la production de connaissance disciplinaire.

Merci à tous les participants et à Jerôme Boissonade pour sa proposition d’organiser cette séance du séminaire ACDD, retrouvez les prochaines ici

En 2015 : formez-vous à accompagner l’usage d’un bâtiment performant !

De part ma pratique de sociologue sur le sujet de l’énergie dans les bâtiments, je suis régulièrement sollicité par des acteurs pour les aider à mieux prendre en compte les usagers dans leur projet de construction ou de rénovation. J’ai toujours hésité à répondre seul à ces demandes légitimes car je considère que le rôle du sociologue est d’élucider une situation mais pas de la transformer. Pour parvenir à intégrer l’usage dans un bâtiment performant, il faut non seulement une compréhension des problèmes humains et organisationnels mais aussi des compétences en accompagnement du changement.

C’est de ce besoin de mise en commun des compétences pour répondre à de nouvelles demandes qu’est né le réseau AMUsage que nous avons créé en 2014 avec le lyonnais Ludovic Gicquel. Il s’agit d’un réseau informel de professionnels intéressés pour développer le métier « d’Assistance à Maîtrise d’Usage » pour les bâtiments performants, à partir de compétences très variées : sociologie, psycho-sociologie, conseil, animation, coaching, conduite du changement, formation, thermique, maîtrise d’ouvrage… Au fur et à mesure de nos échanges, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure !

A partir de 2015, nous proposons une formation « accompagner l’usage d’un bâtiment performant » destinée aux équipes engagées aux différents stades d’un projet de bâtiment performant. Sur 2 ou 3 jours, elle vise à leur transmettre la culture, la posture, et les outils nécessaires pour intégrer les usagers dans la conception comme dans la gestion du bâtiment. Grâce à la participation de plusieurs membres du réseau AMUsage, les sessions de formation combinent des apports théoriques issus d’études et d’expérimentations, avec des mises en situation permettant d’initier une dynamique entre les acteurs du projet.

N’hésitez pas à faire circuler cette proposition de formation, et à me contacter ou Ludovic Gicquel si vous souhaitez plus d’information ou êtes intéressé pour monter une session avec nous.

Une autre approche de la rénovation des copropriétés : l’ARC publie un guide de la mobilisation (novembre 2014)

La rénovation thermique des copropriétés est l’un des enjeux majeurs de la transition énergétique. Malgré les nombreuses actions des professionnels et des pouvoirs publics, la dynamique reste encore très timide. L’une des raisons de cette inertie est que ce sujet est le plus souvent abordé sous l’angle technique et économique, alors qu’il s’agit tout autant d’une question sociologique, voire démocratique ! C’est ce que j’ai voulu montrer dans mon travail de thèse (voire article) et que je cherche toujours à faire avancer en restant impliqué (formation, accompagnement, expertise, études…).

L’Association des Respcouverture guide mobilisationonsables de Copropriété, déjà connue pour ses guides à la fois pédagogiques et très approfondis, vient de sortir un guide : « Rénovations en copropriété : Comment mobiliser les copropriétaires ». Il a notamment été rédigé par Sylvaine Le Garrec, sociologue, qui a poursuivi et développé mes travaux de recherche sur les « leaders énergétiques ». C’est toute l’expérience concrète de ces copropriétaires engagés, mais aussi l’expertise de l’ARC, qui est concentré dans ce guide pleins d’outils et de conseils qui seront aussi bien utiles aux copropriétaires qu’aux professionnels (syndic, bureau d’études, architectes…).

L’ARC était déjà l’auteur d’un guide de référence sur le sujet, qui reste toujours valable mais plutôt orienté technique et juridique, « Copropriétés : le manuel de la rénovation énergétique« . Le guide de la mobilisation vient renforcer le recueil des bonnes pratiques à connaitre pour aider les copropriétaires à prendre en main la métamorphose de leur immeuble. Il s’inscrit également en complémentarité de la plateforme Coach Copro mise à disposition par l’Agence Parisienne du Climat et qui compte aujourd’hui 400 inscrits.

Séminaire le 11/12 : Recherche appliquée en SHS et acceptabilité du développement durable

Sous l’impulsion de Jérôme Boissonade, j’organise un séminaire sur le thème de la recherche appliquée en SHS, qui aura lieu le jeudi 11 décembre à la Sorbonne à Paris de 10h à 16h30.

Depuis quelques années, le réseau Approches Critiques du Développement Durable (ACDD) propose un séminaire qui interroge le paradigme de l’acceptabilité sociale, largement dominant chez les acteurs du domaine. Cette séance du 11 décembre souhaite partir des travaux de recherche appliquée menés sur l’énergie et l’environnement ces dernières années pour savoir dans quelle mesure ils permettent aux acteurs de dépasser cette lecture du changement social. Autrement dit, la séance pose la question de l’acceptabilité sociale de la sociologie pour les organisations en prises avec la transition énergétique et écologique.

La séance accueillera des chercheurs exerçant dans des contextes variés (entreprise, institution publique, libéral, association…) mais travaillant tous sur le « développement durable », et notamment l’énergie, dans une optique de recherche appliquée. Ils livreront moins les résultats de leur recherche que leur expérience de chercheur sur un mode narratif en s’attardant sur les conditions d’exercice, les modalités de réception, les effets sur la décision dans l’organisation, et enfin rétroaction sur les pratiques de recherche et l’identité. La séance sera enrichie par la présence de Dominique Desjeux qui jouera le rôle de discutant après chaque intervention, et une large place sera accordée aux échanges avec la salle.

Matin : 10h-12h30

Delphine LABBOUZ- HENRY, doctorante en psychologie sociale de l’environnement à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chargée de missions R&D au Groupe Elithis : « Développer une approche psychosociale dans un bureau d’études spécialisé dans l’efficacité énergétique des bâtiments »

Sylvaine LE GARREC, Sociologue-urbaniste, Association des Responsables de Copropriété : « Pratiquer la recherche-action en sociologie dans une association de défense des copropriétaires impliquée sur les économies d’énergie »

Après-midi : 14h – 16h30

Chantal DERKENNE, sociologue à l’ADEME : « Une décennie de recherche appliquée en sociologie dans une institution publique chargée de l’environnement et de l’énergie »

Gaëtan BRISEPIERRE, sociologue indépendant ; Stéphane LABRANCHE sociologue-politologue, Vincent RENAULD, ingénieur-sociologue : « Réception par les professionnels et les décideurs des enquêtes sociologiques sur des projets urbains : controverses et appropriation »

Appel à communications : « Les sociétés contemporaines à l’épreuve des transitions énergétiques »

Les 2èmes journées internationales de sociologie de l’énergie (site officiel des JISE2) se tiendront à l’Université de Tours du 1er au 3 juillet 2015. Le comité d’organisation dont je fais partie vient de lancer l’appel à communications et de mette en ligne une vidéo expliquant les raisons de ce colloque scientifique. Il souhaite rassembler les chercheurs et les acteurs qui réfléchissent aux dimensions sociologiques de « la transition énergétique » afin de donner à voir un panorama des recherches actuelles, et de permettre une interpellation croisée des problématiques scientifiques et des dilemmes de l’action. Plusieurs partenaires nous ont déjà apportés leur soutien, et nous attendons désormais les propositions de communication afin de bâtir le programme.

L’appel à communications est ouvert à toutes les recherches en sciences humaines et sociales, réalisées ou en cours, qui s’intéressent aux changements sociaux autour de l’énergie. Plusieurs axes de réponses sont proposées :

  • Méthodologie / prospective / réflexivité
  • Politiques publiques et territoires
  • Bâtiments et mode d’habiter
  • Transports et mobilité
  • Socio-économie de l’énergie
  • Travail et groupes professionnels
  • Engagement / mobilisation / concertation / empowerment
  • Energie et anthropologie visuelle

Les propositions de communication doivent tenir sur une page et être envoyées avant le 15 novembre 2014 à l’adresse suivante : jise@univ-tours.fr. Elles seront examinées par le comité scientifique avant la fin de l’année 2014 et les communicants sélectionnés auront à remettre le texte de leur intervention avant le 31 mai 2015.

 

« L’impensé des usages » avec Catherine Grandclément et Vincent Renauld (Juin 2014)

Dans son n°7, le magazine Millénaire 3  publie un dossier sur le « Bâtir vert » qui comporte un article que j’ai coécrit avec deux autres sociologues : Catherine Grandclément et Vincent Renauld. Ce papier revient sur le problème de la prise en compte des usages dans les bâtiments performants, à la lumière de nos enquêtes sociologiques menées sur différents bâtiments du Quartier de Bonne à Grenoble (1er écoquartier français). Toutes aboutissent au résultat que l’atteinte d’objectif ambitieux en matière de consommation d’énergie passe par une coopération avec les utilisateurs qui suppose une démarche de médiation socio-technique pour trouver des compromis entre leurs besoins et les modalités de conception du bâtiment et de fonctionnement des systèmes techniques.

Lire ou télécharger l’article : Brisepierre (coll.), « L’impensé des usages », Millénaire 3, n°7, Printemps/ Été 2014

A un niveau plus personnel, cet article représente une réponse aux critiques qui avaient été formulées a propos de ma monographie sur l’un des immeubles de la Caserne de Bonne s’inscrivant dans un travail de recherche plus large sur l’appropriation des BBC pionniers. Les critiques portaient principalement sur la validité de résultats issus d’une enquête qualitative comportant un petit nombre d’entretiens, ainsi que sur la portée politique du discours sociologique accusé de « justifier l’inertie des comportements ». D’une part, l’article de M3 permet de mettre en lumière la robustesse des résultats à travers la convergence entre plusieurs enquêtes menées de manière indépendante les unes des autres. D’autre part, il montre que l’écoute de l’expérience des usagers est une partie de la solution car elle permet de trouver des pistes pour dépasser la vision techniciste de la transition énergétique qui est aujourd’hui confrontée à une impasse.

NB : Vincent Renauld a récemment publié sa thèse sous forme d’essai Fabrication et usages des écoquartiers