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	<title>Archives des sociologie de l&#039;énergie - Gaëtan Brisepierre Sociologue</title>
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		<title>La transition énergétique dans le bâtiment : entre progrès technique et changement social, des synergies à trouver (Revue des Mines, 2019)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[gbs]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 12:46:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie de l'énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/la-transition-energetique-dans-le-batiment-entre-progres-technique-et-changement-social-des-synergies-a-trouver-revue-des-mines-2019/">La transition énergétique dans le bâtiment : entre progrès technique et changement social, des synergies à trouver (Revue des Mines, 2019)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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		<title>3èmes JISE : « Les dynamiques de changement dans la transition énergétique », Toulouse, Juin 2020</title>
		<link>https://gbrisepierre.fr/3emes-jise-les-dynamiques-de-changement-dans-la-transition-energetique-toulouse-juin-2020/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gbs]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 15:27:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[évènement]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie de l'énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une première édition à Toulouse en 2012, et une deuxième à Tours en 2015, les Journées Internationales de Sociologie [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/3emes-jise-les-dynamiques-de-changement-dans-la-transition-energetique-toulouse-juin-2020/">3èmes JISE : « Les dynamiques de changement dans la transition énergétique », Toulouse, Juin 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2019/12/logo_colloque_T_2021.jpg"><img decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-1684" src="https://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2019/12/logo_colloque_T_2021.jpg" alt="" width="200" height="215" /></a>Après une première édition à Toulouse en 2012, et une deuxième à <a href="http://www.socio-energie2015.fr/?page_id=5">Tours en 2015</a>, les Journées Internationales de Sociologie de l&rsquo;Energie (JISE) sont enfin de retour ! <strong>Une troisième édition est programmée à Toulouse entre le 22 et le 26 juin 2020, pensez à « sauver la date » dans votre agenda ! </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une belle occasion pour rassembler la communauté des chercheurs en sociologie de l&rsquo;énergie, mais aussi plus largement celles des utilisateurs de ces recherches, acteurs de la transition. Cet événement est organisé par Marie-Christine Zélem et Viviane Hamon, je participe au comité scientifique.</p>
<p style="text-align: justify;">Nouveauté de ces 3ème JISE : elles viennent se loger dans un colloque plus global intitulé « <a href="https://transitions2020.sciencesconf.org/">Transitions 2020 &#8211; Les transitions écologiques en transactions et actions</a> » qui porte également sur l’alimentation durable, la santé environnementale, et l’intelligence collective comme vecteur de transition.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;<a href="https://transitions2020.sciencesconf.org/data/pages/AAC_Colloque_T2020_Session_3_FR.pdf">appel à communication</a> pour les 3ème JISE est lancé, les réponses sont attendues pour le 20 janvier</strong>.<strong> Alors ne tardez pas à le diffuser et/ou à mettre en projet une proposition</strong> de 1000 mots (environ 2 pages). Le thème général : « Les dynamiques de changement dans la transition énergétique » avec trois axes thématiques :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Sobriété énergétique : monter en compétences, changer les pratiques, accompagner ?</li>
<li>Des initiatives locales au projet de société globale. La place croissante des collectifs de citoyens : peut-on vraiment changer d’échelle et comment ?</li>
<li>Penser technologie ou « détechniciser » ? Changer de système énergétique ? Changer de modèle économique ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En espérant que ces troisième JISE susciteront un engouement comparable aux deux premières éditions Vous pouvez en retrouver un aperçu dans un <a href="https://gbrisepierre.fr/retour-sur-les-journees-de-sociologie-de-lenergie-aout-2015/">post de blog sur les 2èmes JISE de Tours</a>, et un <a href="https://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2019/10/images_LMS_pdf_travauxcorr_ColloqueToulouseBrisepierre_entretien_journes_brisepierre.pdf">édito sur la première édition à Toulouse</a> que j&rsquo;avais rédigé pour le site de Leroy Merlin Source. Nous avons plus que jamais besoin de nous retrouver autour d&rsquo;une approche de la transition énergétique ancrée dans la réalité sociale !</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/3emes-jise-les-dynamiques-de-changement-dans-la-transition-energetique-toulouse-juin-2020/">3èmes JISE : « Les dynamiques de changement dans la transition énergétique », Toulouse, Juin 2020</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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		<item>
		<title>Retour sur les 2èmes Journées de Sociologie de l&#8217;énergie à Tours (2015)</title>
		<link>https://gbrisepierre.fr/retour-sur-les-journees-de-sociologie-de-lenergie-aout-2015/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gbs]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2015 05:40:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[évènement]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie de l'énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 2èmes Journées Internationales de Sociologie de l’Énergie qui se sont tenues à Tours début juillet ont dépassé les espérances [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/retour-sur-les-journees-de-sociologie-de-lenergie-aout-2015/">Retour sur les 2èmes Journées de Sociologie de l&rsquo;énergie à Tours (2015)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les 2èmes Journées Internationales de Sociologie de l’Énergie qui se sont tenues à Tours début juillet ont dépassé les espérances des organisateurs, malgré une chaleur torride ! Au niveau quantitatif, <strong>160 communicants et 350 participants reflétant le succès croissant de cette approche de l&rsquo;énergie</strong> mais aussi la diversité des publics intéressés qui va au delà des chercheurs : collectivités territoriales, industriels, distributeurs, consultants, associations, architectes et bureaux d&rsquo;études&#8230; Au niveau qualitatif surtout, un foisonnement d&rsquo;idées nouvelles et d&rsquo;échanges fructueux sur les multiples thèmes touchant à l&rsquo;énergie, ainsi que de nombreuses rencontres croisées entre chercheurs et professionnels. En guise de bilan personnel je souhaiterais mettre en avant 2 points qui marquent pour moi la réussite de ces journées.</p>
<p style="text-align: justify;">Premièrement, la <strong>matinée consacrée aux enjeux de l&rsquo;usage de l&rsquo;énergie</strong> a sans conteste été le principal temps fort du colloque à double titre. D&rsquo;une part, il me semble assez inédit qu&rsquo;au cœur d&rsquo;un colloque académique la parole soit donnée aux acteurs sociaux qui portent la demande de sociologie de l&rsquo;énergie. Lors des <strong>deux tables rondes rassemblant des industriels puis des acteurs des territoires</strong><em>,</em> ces « usagers » de la sociologie de l&rsquo;énergie ont pu exprimer les enjeux qui les poussent à faire appel à cette discipline. A travers des exemples concrets de recherche ou d&rsquo;étude, ils ont expliqué comment se construit la valeur d&rsquo;usage de ces connaissances dans leurs organisations mais aussi les limites des interventions des sociologues. Un grand merci aux 10 participants à ces tables rondes de s&rsquo;être prêtés au jeu !</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>La table ronde des acteurs du marché animée par Dominique Desjeux</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/20150702_101616.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-682" src="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/20150702_101616-1024x768.jpg" alt="Photo JISE Table ronde" width="516" height="387" /></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/Photo-de-Philippe-Mallein.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-680 alignright" src="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/Photo-de-Philippe-Mallein.jpg" alt="Photo de Philippe Mallein" width="121" height="182" /></a>D&rsquo;autre part, cette matinée a été introduite par une conférence de Philippe Mallein (<a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/Philippe-Mallein-Conférence-JISE-2015.pdf">télécharger le t</a><a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/Philippe-Mallein-Conférence-JISE-2015.pdf">exte</a>), qui a été l&rsquo;un des principaux initiateurs de la sociologie des usages en France et dont les travaux de recherche appliquée ont accompagné toute la transition numérique depuis les années 70. Son<strong> intervention a été ric</strong><strong>h</strong><strong>e d&rsquo;analogies avec la transition énergétique car dans les deux cas il s&rsquo;agit bien d&rsquo;innovation</strong>. Nous retiendrons en particulier la distinction qu&rsquo;il propose entre <a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/Philippe-Mallein-Logiques-de-conception.pdf">deux logiques de conception</a> : recherche de performance techno-sociale <em>versus</em> cohérence sociotechnique. Ainsi que sa conclusion pleine d&rsquo;humour s&rsquo;appuyant sur une BD des Bidochon au prise avec les contraintes d&rsquo;usage des ampoules basse-consommation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième élément marquant de ces Journées est pour moi la participation de nombreux professionnels au colloque. D&rsquo;abord par leur présence dans le public : lorsque je posais la question en atelier les chercheurs étaient toujours minoritaires. Ensuite par leur participation intense et constructive aux échanges qui suivaient les communications. Enfin et surtout, par <strong>les communications que certains professionnels ont réalisées au titre d&rsquo;un exercice de réflexivité sur leur propres pratiques</strong> à partir d&rsquo;une intégration des recherches en sociologie. Cela montre que la diffusion de la sociologie de l&rsquo;énergie ne passe pas exclusivement par l&rsquo;exposé de ses résultats bruts mais par une appropriation de son approche et de ses méthodes par les professionnels eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">A titre d&rsquo;illustration, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion d&rsquo;animer un atelier où aucun des intervenants n&rsquo;était sociologue : « Des méthodes pour accompagner ». Chacun d&rsquo;entre eux a exposé la façon dont <strong>la sociologie de l&rsquo;énergie a été la base d&rsquo;un renouvellement de leurs pratiques professionnelles</strong>. A gauche sur la photo, <a href="http://www.incub.net/">Pascal Lenormand</a>, ingénieur thermicien, a expliqué la remise en cause épistémologique que représente la prise en compte de la dimension subjective et interactive du confort. Au milieu, <a href="http://vie-to-b.fr/">Ludovic Gicuel</a>, a illustré l’émergence du nouveau métier qu&rsquo;il pratique comme Assistant à Maitrise d&rsquo;Usage. A droite, <a href="https://refbat.files.wordpress.com/2014/02/methode_pci_2013_repro.pdf">Marika Frenette et Delphine Saint- Quentin </a> ont exposé leur méthodologie de conception participative et ses fondements.</p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Les communicants de l&rsquo;atelier « Des méthodes pour accompagner »</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/20150701_131806.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-679 aligncenter" src="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/08/20150701_131806-1024x768.jpg" alt="Photo JISE Atelier accompagnement" width="515" height="386" /></a>A côté de ces points forts, quelques pistes de progrès peuvent être évoquées même s&rsquo;il reste difficile de concilier les attentes d&rsquo;un public très divers. Il en ressort la possibilité d&rsquo;<strong>afficher plus clairement le positionnement du colloque sur le dialogue chercheurs &#8211; professionnels </strong>(plutôt que l&rsquo;aspect international). Ce choix permettrait alors d’adapter le format en distinguant clairement des temps académiques et des interfaces de traduction  proposant des modalités d&rsquo;animation plus interactives. Nous vous donnons rendez-vous en 2017 pour les 3èmes JISE, vraisemblablement en région parisienne,  afin de poursuivre ensemble cette passionnante aventure.</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/retour-sur-les-journees-de-sociologie-de-lenergie-aout-2015/">Retour sur les 2èmes Journées de Sociologie de l&rsquo;énergie à Tours (2015)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelle appropriation des enquêtes sociologiques par les décideurs ? avec Vincent Renaud et Stéphane Labranche (ACDD, 2015)</title>
		<link>https://gbrisepierre.fr/quelle-appropriation-des-enquetes-sociologiques-par-les-decideurs-et-les-professionnels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gbs]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2015 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[AMU]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie de l'énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article que nous avons coécrit avec Stéphane Labranche et Vincent Renauld, nous avons souhaité revenir sur l&#8217;appropriation des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/quelle-appropriation-des-enquetes-sociologiques-par-les-decideurs-et-les-professionnels/">Quelle appropriation des enquêtes sociologiques par les décideurs ? avec Vincent Renaud et Stéphane Labranche (ACDD, 2015)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans cet article que nous avons coécrit avec Stéphane Labranche et Vincent Renauld, nous avons souhaité revenir sur l&rsquo;appropriation des résultats de certaines de nos enquêtes par les décideurs et les professionnels. Il fait suite à une intervention à trois voies lors du <a href="http://gbrisepierre.fr/ecouter-le-seminaire-sur-lacceptabilite-sociale-de-la-sociologie-dans-les-organisations-acdd-decembre-2014/">séminaire ACDD</a> organisé en décembre 2014 à la Sorbonne « Recherche appliquée en SHS et acceptabilité du développement durable ». Notre réflexion tente de prendre du recul sur des controverses qui ont émergé ces dernières années autour des résultats de la sociologie de l&rsquo;énergie, et de faire apparait la diversité de leurs usages par les acteurs sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Résumé</span> : La notion d’acceptabilité sociale porte habituellement sur les populations concernées par des projets. Dans cet article, nous proposons de renverser la question en nous intéressant à la réception des enquêtes sociologiques par les porteurs de ces projets. Notre réflexion s’appuie sur le croisement de trois études sociologiques de terrain. Ces études s’intéressent à des projets urbains du territoire grenoblois dont le point de départ est une interrogation sur leur acceptabilité sociale par les populations : une zone action prioritaire sur l’air, des bâtiments basse-consommations (un HLM et une copropriété). Pour chacun des trois cas les auteurs présentent respectivement le contexte de l’étude, les principaux résultats, et surtout les réactions des décideurs et professionnels à l’exposé de ces résultats. Le croisement de ces témoignages permet d’aboutir à une typologie des modes de réception des enquêtes sociologiques par les acteurs sociaux. L’instrumentalisation où les résultats viennent conforter les stratégies existantes, la controverse quand les études conduisent à des prises de position multiples, l’innovation quand la recherche participe à l’élaboration de nouvelles pratiques professionnelles. Cette pluralité des formes d’appropriation des connaissances sur les populations concernées par les projets montre que le problème de l’acceptabilité sociale se pose également pour les acteurs porteurs de ces projets.</p>
<p>Pour télécharger l&rsquo;article : <a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2016/03/Article-réception-enquête-socio-vf.pdf">BRISEPIERRE G., LABRANCHE S., RENAUD V., <em>Renverser la question de l’acceptabilité sociale. Modes de réception par les professionnels et décideurs des enquêtes sociologiques sur les projets urbains</em>, 2015.</a></p>

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<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/quelle-appropriation-des-enquetes-sociologiques-par-les-decideurs-et-les-professionnels/">Quelle appropriation des enquêtes sociologiques par les décideurs ? avec Vincent Renaud et Stéphane Labranche (ACDD, 2015)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Séminaire sur l&#8217;acceptabilité sociale de la sociologie dans les organisations (ACDD, 2014)</title>
		<link>https://gbrisepierre.fr/ecouter-le-seminaire-sur-lacceptabilite-sociale-de-la-sociologie-dans-les-organisations-acdd-decembre-2014/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gbs]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2014 06:45:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie de l'énergie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gbrisepierre.fr/?p=553</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sous l&#8217;impulsion de Jérôme Boissonade, j&#8217;ai organisé un séminaire sur le thème de la recherche appliquée en SHS, qui a [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/ecouter-le-seminaire-sur-lacceptabilite-sociale-de-la-sociologie-dans-les-organisations-acdd-decembre-2014/">Séminaire sur l&rsquo;acceptabilité sociale de la sociologie dans les organisations (ACDD, 2014)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous l&rsquo;impulsion de Jérôme Boissonade, j&rsquo;ai organisé un séminaire sur le thème de la recherche appliquée en SHS, qui a eu lieu le jeudi 11 décembre à la Sorbonne à Paris de 10h à 16h30.  ==&gt; P<a href="http://www.reseaucritiquesdeveloppementdurable.fr/atelier-developpement-durable-et-acceptabilite-sociale/11-decembre-2014-recherche-appliquee-en-shs-acceptabilite-du-developpement-durable">rogramme</a><a href="http://www.reseaucritiquesdeveloppementdurable.fr/atelier-developpement-durable-et-acceptabilite-sociale/11-decembre-2014-recherche-appliquee-en-shs-acceptabilite-du-developpement-durable"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter" src="http://www.reseaucritiquesdeveloppementdurable.fr/wp-content/uploads/2014/09/Affiche-atelier-ACDD-Socio-energie-et-acceptabilite-fusionne.png" alt="" width="842" height="595" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques années, le réseau Approches Critiques du Développement Durable (ACDD) propose des séminaires qui interrogent le paradigme de l&rsquo;acceptabilité sociale, largement dominant chez les acteurs du domaine. Cette séance du 11 décembre souhaitait partir des travaux de recherche appliquée menés sur l&rsquo;énergie et l&rsquo;environnement ces dernières années pour savoir dans quelle mesure ils permettent aux acteurs de dépasser cette lecture du changement social. Autrement dit, la séance pose <strong>la question de l&rsquo;acceptabilité sociale de la sociologie pour les organisations</strong> en prises avec la transition énergétique et écologique.</p>
<p style="text-align: justify;">La séance a accueillit des chercheurs exerçant dans des contextes variés (entreprise, institution publique, libéral, association&#8230;) mais travaillant tout sur le « développement durable », et notamment l&rsquo;énergie, dans une optique de recherche appliquée. Ils ont moins livé les résultats de leur recherche que <strong>leur expérience de chercheur sur un mode narratif</strong> en s&rsquo;attardant sur les conditions d&rsquo;exercice, les modalités de réception, les effets sur la décision dans l&rsquo;organisation, et enfin rétroaction sur les pratiques de recherche et l&rsquo;identité. La séance a été enrichie par la présence de Dominique Desjeux qui joua le rôle de discutant après chaque intervention, et une large place sera accordée aux échanges avec la salle.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez écouter ci-dessous leurs récits d&rsquo;expérience qui visaient à répondre à trois questions : Quelles sont le conditions de production de la recherche appliquée en sociologie ? Quels sont les modes de réception de ces recherches par les organisations et comment peut-on en appréhender les effets ? En retour, comment les organisations transforment-elles les pratiques des sociologues, voir questionnent leur identité ?</p>
<p>Gaëtan Brispierre, sociologue indépendant, Introduction du séminaire, <strong>« De l’acceptabilité sociale de la transition énergétique à l&rsquo;acceptabilité de la sociologie par les organisations »</strong></p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-553-1" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Introduction_Brisepierre.mp3?_=1" /><a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Introduction_Brisepierre.mp3">http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Introduction_Brisepierre.mp3</a></audio>
<p>&nbsp;</p>
<p>Delphine LABBOUZ- HENRY, doctorante en psychologie sociale de l’environnement à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chargée de missions R&amp;D au Groupe Elithis : <strong>« Développer une approche psychosociale dans un bureau d’études spécialisé dans l’efficacité énergétique des bâtiments »</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Sylvaine LE GARREC, Sociologue-urbaniste, Association des Responsables de Copropriété : <strong>« Pratiquer la recherche-action en sociologie dans une association de défense des copropriétaires impliquée sur les économies d’énergie »</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Chantal DERKENNE, sociologue à l’ADEME : <strong>« Une décennie de recherche appliquée en sociologie dans une institution publique chargée de l’environnement et de l’énergie »</strong></p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-553-4" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Communication_Derkenne.mp3?_=4" /><a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Communication_Derkenne.mp3">http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Communication_Derkenne.mp3</a></audio>
<p>&nbsp;</p>
<p>Gaëtan BRISEPIERRE, sociologue indépendant ; Stéphane LABRANCHE sociologue-politologue, Vincent RENAULD, ingénieur-sociologue :<strong> « Réception par les professionnels et les décideurs des enquêtes sociologiques sur des projets urbains : controverses et appropriation »</strong></p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-553-5" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Communication_Ecoquartier_Debonne.mp3?_=5" /><a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Communication_Ecoquartier_Debonne.mp3">http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2015/02/ACDD-Communication_Ecoquartier_Debonne.mp3</a></audio>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques uns des <strong>éléments marquants sortis de la discussion</strong> avec la salle en présence de Dominique Desjeux, qui a suivi chacune des interventions  :</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les <strong>conditions de production</strong> de la recherche appliquée :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la pratique de la sociologie sur la transition énergétique dans les organisations privées est souvent liée à l&rsquo;existence d&rsquo;une commande publique (CIFRE, ADEME, PUCA, ANAH&#8230;), la frontière est donc poreuse.</li>
<li>le rôle du sociologue vis à vis de son commanditaire est aussi de réinterroger la commande, en déplaçant le problème, en modifiant le périmètre de raisonnement, de faire un détour afin de mieux répondre à la question.</li>
<li>la demande « d&rsquo;opérationnalité » des commanditaires est ambivalente : la signification de ce mot varie, et l&rsquo;injonction est plus forte au début de l&rsquo;enquête qu&rsquo;à la fin car le passage à l&rsquo;action peut paraitre risqué.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Sur la <strong>réception des résultats</strong> de la recherche en sociologie :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">les résultats d&rsquo;études sociologiques ne sont pas facilement acceptés car ils augmentent la charge mentale du décideur qui n&rsquo;a pas toujours les leviers pour agir sur les problèmes soulevés.</li>
<li style="text-align: justify;">le sociologue produit une information qui va rentrer dans le jeu social de l&rsquo;organisation (communication, marketing, lobbying&#8230;) comme dans le jeu social scientifique c&rsquo;est à dire les controverses.</li>
<li style="text-align: justify;">comme n&rsquo;importe quel acteur, le sociologue a un travail d&rsquo;intéressement à faire s&rsquo;il veut diffuser les résultats de ses travaux.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les <strong>effets des organisations</strong> sur les pratiques de recherche :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">les compétences sociologiques se découvrent au contact des non-sociologues : organiser une recherche, formuler une problématique, faire un questionnaire / conduire un entretien, construire une typologie, capacité à élucider, avoir une vision systémique</li>
<li style="text-align: justify;">il y a un besoin de formation des ingénieurs aux SHS (méthodes, notions&#8230;) afin d&rsquo;améliorer la capacité à collaborer de façon interdisciplinaire</li>
<li style="text-align: justify;">dans l&rsquo;univers académique, il existe un flou sur le statut du chercheur privé et sa capacité à contribuer à la production de connaissance disciplinaire.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Merci à tous les participants et à Jerôme Boissonade pour sa proposition d&rsquo;organiser cette séance du séminaire ACDD, retrouvez les prochaines <a href="http://www.reseaucritiquesdeveloppementdurable.fr/atelier-developpement-durable-et-acceptabilite-sociale/mai-2015-participation-durabilite-injonctions-en-tension">ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/ecouter-le-seminaire-sur-lacceptabilite-sociale-de-la-sociologie-dans-les-organisations-acdd-decembre-2014/">Séminaire sur l&rsquo;acceptabilité sociale de la sociologie dans les organisations (ACDD, 2014)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les « leaders énergétiques » : ambassadeurs discrets de la transition énergétique en copropriété (CLER-infos, 2013)</title>
		<link>https://gbrisepierre.fr/cler-infos-consacre-un-numero-a-la-sociologie-de-lenergie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gbs]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 05:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Copropriété]]></category>
		<category><![CDATA[leader énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie de l'énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CLER publie tous les deux mois un magazine destinés aux acteurs de terrains de la transition énergétique et notamment [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/cler-infos-consacre-un-numero-a-la-sociologie-de-lenergie/">Les « leaders énergétiques » : ambassadeurs discrets de la transition énergétique en copropriété (CLER-infos, 2013)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le CLER publie tous les deux mois un magazine destinés aux acteurs de terrains de la transition énergétique et notamment des conseillers info-énergie. Le <a href="http://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2013/04/CLER-infos-92-Sociologie-de-lénergie.pdf">numéro de janvier 2013</a> consacré à la sociologie de l&rsquo;énergie est désormais en ligne.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dossier comporte trois articles et constitue une bonne entrée en matière pour sensibiliser à cette approche de la transition énergétique :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Marie-Christine Zélem et Christophe Beslay discutent les projets techniques dans le bâtiment et la figure du consommateur d&rsquo;énergie qu&rsquo;ils dessinent.</li>
<li>Stéphane Labranche et Odile Joly décortiquent la campagne Famille à Energie Positive qui rencontrent un grand succès actuellement.</li>
<li>Mon article met en lumière le rôle central des acteurs intermédiaires entre le système (Etat, marché&#8230;) et le consommateur final, avec l&rsquo;exemple des leaders énergétiques en copropriété.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les « leaders énergétiques » : ambassadeurs discrets de la transition énergétique en copropriété</h4>
<p style="text-align: justify;">Par Gaëtan Brisepierre, sociologue<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify;">La métamorphose écologique de la société ne se joue pas seulement dans la relation entre l’Etat et le citoyen, ou encore dans celle de l’offre et la demande. Les exemples de réussite en matière de changement écologique des pratiques mettent généralement en avant le rôle crucial d’acteurs intermédiaires de tout poil qui agissent souvent dans l’ombre. Il en va ainsi des « ambassadeurs du tri » qui ont participé, dans les immeubles et les quartiers, à la généralisation de cette pratique qui concernerait aujourd’hui 92 % des français<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Nous voudrions ici mettre en lumière les « leaders énergétiques », ces copropriétaires qui constituent le principal moteur de la dynamique, encore balbutiante, de rénovation énergétique de l’habitat collectif privé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette expression a été forgée à l’occasion d’une enquête de terrain menée dans le cadre d’une thèse de sociologie sur les économies d’énergie<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Elle a émergé au travers des observations et des entretiens menés auprès d’une vingtaine de copropriétés d’Ile de France, engagées à différents stades dans une démarche de rénovation énergétique (audit, travaux..). Ce travail de recherche est aujourd’hui prolongé par celui de Sylvaine Le Garrec qui réalise une étude statistique<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> sur leur profil et l’action de ces « leader énergétique ». Cette notion a également été réappropriée par certains acteurs du secteur de l’habitat et de l’énergie qui en ont fait une catégorie d’action au cœur des dispositifs d’incitation et d’accompagnement à la rénovation des copropriétés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais qui sont exactement ces leaders énergétiques dans les immeubles ? Il s’agit d’un copropriétaire occupant qui agit bénévolement dans le sens des économies d’énergie. Il est « leader », non pas au sens de « chef », mais parce qu’il incarne la rénovation aux yeux des autres habitants, et fait le lien avec tous les professionnels, dont ils coordonnent l’action au niveau de l’immeuble. Son activisme silencieux compense les défaillances des syndics professionnels sur le plan technique, et soutient une dynamique de mobilisation collective autour du projet d’économie d’énergie. Bien plus que le gestionnaire professionnel, c’est ce consommateur engagé qui est aujourd’hui l’acteur clé de l’efficacité énergétique des copropriétés.</p>
<p style="text-align: justify;">Au delà de la crise de confiance généralisée des copropriétaires vis-à-vis des syndics, la rénovation thermique s’intègre difficilement dans le modèle économique traditionnel des administrateurs de biens. Ils se considèrent comme des « généralistes » : les gestionnaires d’immeubles sont recrutés pour leurs compétences juridiques et comptables, mais les compétences techniques nécessaires pour programmer une rénovation ne sont pas présentes dans les agences. De plus, proposer une rénovation signifie pour eux une double prise de risque si le vote des travaux n’est pas positif : ne pas être rémunéré car ils sont payés au pourcentage après travaux ;  perdre leur contrat de gestion en se mettant des copropriétaires à dos pour avoir proposé des travaux non obligatoires.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’inverse, l’engagement du leader énergétique dans le projet de rénovation se comprend par un profil très spécifique qui diminue les coûts de transaction. Il s’agit d’une personne ayant une sensibilité environnementale (écologie, frugalité…) qu’il trouve une occasion de mettre à l’œuvre dans leur quotidien. Pour autant, ils ne mettent pas en avant ces valeurs au sein de l’immeuble car cela pourrait être assimilé à une prise de position politique et décrédibiliser son action. Son action repose sur un transfert de compétences techniques et/ou de gestion : souvent des retraités (ingénieurs, architectes, chef d’entreprise…) mais aussi des actifs qui cherchent à se reconvertir dans les économies d’énergie.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une copropriété est avant tout un collectif, et sa cohésion repose sur un imaginaire démocratique de la décision : l’action d’un copropriétaire s’avère contre-productive s’il est isolé. La dynamique de mobilisation des habitants passe d’abord par l’enrôlement du Conseil Syndical autour du projet d’économie d’énergie. Le renouvellement des générations dans l’immeuble peut aider, mais le leader doit parfois aller jusqu’au « puch » vis-à-vis du Président en place. Chaque membre du Conseil peut alors instaurer une communication avec son réseau de voisins pour les convaincre de l’opportunité des travaux. Chaque habitant participe au projet à son niveau : des locataires qui remettent leurs factures d’énergie pour l’audit, aux copropriétaires qui met à profit ses compétences, en passant par ceux qui valident simplement les propositions du Conseil.</p>
<p style="text-align: justify;">L’action du leader combinée à celle du Conseil Syndical soutient alors le processus social d’innovation que représente une rénovation thermique, des étapes préparatoires au passage à l’acte. En chauffage collectif, il instaure une cogestion du chauffage avec l’exploitant, aidant à pacifier les conflits autour des températures et à amorcer la baisse des charges. Au moment de l’audit énergétique, le leader joue un rôle de médiateur en vulgarisant les savoirs de la « thermique du bâtiment » qui permettent aux habitants de donner un sens aux investissements à venir. En amont des travaux, le travail de communication est considérable car il s’agit de transformer le rapport des copropriétaires aux travaux : de l’appartement à l’immeuble, de l’obligation à l’anticipation. Enfin, l’inventivité dans le montage financier permet de réduire l’incertitude des copropriétaires vis-à-vis des coûts à supporter.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mener à bien ce long processus jusqu’au vote, le leader a besoin de soutien car il ne bénéficie pas immédiatement d’une reconnaissance sociale dans l’immeuble. Les acteurs du territoire sont donc au premier plan pour l’accompagner en le soulageant d’une partie de la charge de travail, en soutenant ses apprentissages techniques, en lui donnant accès à un réseau de professionnels qualifiés, en organisant mettant en valeur les bonnes pratiques. L’Association des Responsable de Copropriété a été pionnière en développant le « Bilan Energétique Simplifié »<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> pour préparer la copropriété à faire un futur « Audit Partagé ». L’Agence Parisienne du Climat s’apprête quand à elle à lancer « Coach Copro »<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>, un site internet d’aide à la gestion du projet de rénovation. A côté de ces outils, l’accompagnement humain des Conseillers Info Energie et des associations reste tout aussi primordial pour aider le leader à surmonter les divers blocages et entretenir la dynamique.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, dans l’optique d’une accélération de la rénovation du des copropriétés, on peut s’interroger sur la viabilité du modèle du leader énergétique ? Etant donné son profil militant et expert, il n’est pas évident que l’on en trouve un pour chacun des 8 millions de logements à rénover. Le Contrat de Performance Energétique (CPE) est en train de s’imposer comme un levier du passage en phase industrielle, car il perturbe moins le fonctionnement traditionnel d’une copropriété. Ainsi, la Région Ile de France lance le 10 janvier 2013, la SEM « Energie POSIT’IF »<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a> qui propose une offre intégrée reposant sur le principe du tiers investissement. Mais le développement des CPE, également porté par des acteurs privés (Nexity…), présente des risques pour les copropriétaires car son montage est complexe. Le leader et ses accompagnateurs sont donc loin d’être disqualifié car ils auront à poser les garde-fous nécessaires pour que ces contrats aillent bien dans le sens des intérêts des copropriétaires, c&rsquo;est-à-dire une réduction ambitieuse des consommations.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Merci à Sylvaine Le Garrec (ARC) et Florian Vaujany (APC) pour leur contribution à cet article.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Etude BVA – Eco-emballages, <em>Les Français et le tri-selectif</em>, Novembre 2012</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> BRISEPIERRE Gaëtan, <em>Les conditions sociales et organisationnelles du changement des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif</em>, Thèse de sociologie sous la direction de DESJEUX Dominique, Université Paris Descartes-Sorbonne, Financement CIFRE GDF SUEZ, Paris, Septembre 2011.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Site de l’ARC, Guide du Bilan Energétique Simplifié, <a href="http://www.unarc.asso.fr/site/guides/grat/BES.pdf">http://www.unarc.asso.fr/site/guides/grat/BES.pdf</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Site de l’APC, Plaquette de Coach Copro, <a href="http://www.apc-paris.com/apc/download/2025.html">www.apc-paris.com/apc/download/2025.html</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Présentation du dispositif de la SEM Energie POSIT’IF : <a href="http://www.driea.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/4-Presentation_de_la_SEM_-_Energies_POSIT_IF_cle5cadc3.pdf">http://www.driea.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/4-Presentation_de_la_SEM_-_Energies_POSIT_IF_cle5cadc3.pdf</a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/cler-infos-consacre-un-numero-a-la-sociologie-de-lenergie/">Les « leaders énergétiques » : ambassadeurs discrets de la transition énergétique en copropriété (CLER-infos, 2013)</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Compte-rendu des 1ères journées internationales de sociologie de l&#8217;énergie en 2012 à Toulouse</title>
		<link>https://gbrisepierre.fr/compte-rendu-des-1eres-journees-internationales-de-sociologie-de-lenergie-en-2012-a-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gbs]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Dec 2012 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[évènement]]></category>
		<category><![CDATA[sociologie de l'énergie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gbrisepierre.fr/2012/12/05/https-gbrisepierre-fr-compte-rendu-des-1eres-journees-internationales-de-sociologie-de-lenergie-en-2012-a-toulouse/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vous pouvez consulter et télécharger le compte-rendu que j&#8217;ai publié sur le site de Leroy Merlin Source et télécharger sa [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/compte-rendu-des-1eres-journees-internationales-de-sociologie-de-lenergie-en-2012-a-toulouse/">Compte-rendu des 1ères journées internationales de sociologie de l&rsquo;énergie en 2012 à Toulouse</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous pouvez consulter et télécharger le compte-rendu que j&rsquo;ai publié sur le site de <a href="http://leroymerlinsource.fr/savoirs-de-l-habitat/energie/il-faut-maintenant-compter-avec-la-sociologie-de-lenergie/">Leroy Merlin Source</a> et télécharger sa <a href="https://gbrisepierre.fr/wp-content/uploads/2019/10/images_LMS_pdf_travauxcorr_ColloqueToulouseBrisepierre_entretien_journes_brisepierre.pdf">version PDF</a>.</p>
<p>&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut commencer par dire que ce colloque a été <b>un véritable succès rassemblant plus de 250 participants, ce qui n’est pas commun pour un colloque de sociologie</b>, et montre à quel point la demande sociale sur l’énergie est forte. Le public très diversifié, rassemblait des chercheurs et des professionnels travaillant sur les questions d’énergie : collectivités locales, associations, ingénieurs, promoteurs, bailleurs sociaux, agences de l’Etat…, ce qui a favorisé une grande effervescence intellectuelle dans les échanges. Ce public est venu écouter 75 intervenants, principalement sociologues, de tous les coins de l’hexagone et de l’étranger (Grande Bretagne, Belgique, Tunisie…). Mais l’un des mérites du colloque est d’avoir aussi réservé une partie des interventions à des praticiens de l’énergie : une Agence Locale de l’Energie expliquant la thermographie aérienne, présentation du scénario Négawatt par un membre de l’association…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce succès repose en grande partie sur les deux organisateurs : <b>Marie-Christine Zélem et Christophe Beslay n’ont pas économisé leur énergie pour mettre sur pied cet événement</b>. Cette équipe est représentative de la composition du champ de la sociologie de l’énergie : universitaires travaillant dans des laboratoires publics et sociologues travaillant pour le compte de diverses organisations. Marie-Christine Zélem est professeure à l’université de Toulouse – Le Mirail  et dirige le département de sociologie et d’anthropologie. Elle est sans nul doute la pionnière de la sociologie de l’énergie en France, ayant commencé à travailler sur les questions d’efficacité énergétique dès le milieu des années 90. Christophe Beslay est maître de conférence à l’université de Toulouse et exerce en indépendant depuis le milieu des années 80. Dans ce cadre, il a produit de nombreuses études sur l’énergie pour des organismes publics et privés.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’objectif du colloque  était de structurer le champ scientifique encore en construction de la sociologie de l’énergie. Des événements scientifiques antérieurs avaient déjà engagé une dynamique mais davantage sous l’angle de l’environnement que de l’énergie. Pourtant <b>l’énergie est bien un objet d’étude à part entière dans la mesure où elle est révélatrice des métamorphoses de notre société</b>. A l’échelle du quotidien quand elle transforme nos pratiques domestiques et de consommation ; à l’échelle des organisations quand elle  participe d’une révolution de l’acte de construire ; à l’échelle des politiques publiques tant la « transition énergétique » est devenue en quelques années un enjeu majeur. En tant que champ scientifique, la sociologie de l’énergie puise ses racines dans la sociologie de la consommation, dans celle de l’innovation et des techniques, et dans celle des politiques publiques, en particulier environnementales.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pendant plusieurs années, les recherches en sociologie de l’énergie sont restées dans l’ombre. Le thème de l’énergie a été très peu investi par la recherche publique en sciences humaines et sociales. Aucun laboratoire de recherche n’est par exemple axé sur cette thématique. En outre, <b>certaines recherches en sociologie de l’énergie sont restées relativement invisibles car relevant de la  littérature grise </b>et<b> </b>soumises à des contraintes de confidentialité. Elles ont d’abord été portées par des industriels, même si certaines institutions publiques se sont positionnées très tôt sur le sujet comme le Plan urbanisme construction architecture (<a href="http://rp.urbanisme.equipement.gouv.fr/puca/">PUCA</a>), le Centre scientifique et technique du bâtiment (<a href="http://www.cstb.fr/">CSTB</a>) et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (<a href="http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&amp;m=3&amp;cid=96">ADEME</a>). Ces journées sont donc l’occasion de donner de la visibilité à ces travaux et seront prolongées par diverses initiatives ayant reçue le soutien du CNRS : création d’un groupe thématique à l’Association internationale des sociologues de langue française (<a href="http://w3.aislf.univ-tlse2.fr/spip/spip.php?sommaire">AISLF</a>), écriture d’un ouvrage collectif de référence sur la sociologie de l’énergie, ou encore mise en ligne d’un site internet.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Durant le colloque la question de la performance énergétique des bâtiments a été au centre des débats. <b>L’un des axes fort a notamment été la présentation de travaux récents menés sur le secteur tertiaire qui avait jusque là été oublié</b> au profit du résidentiel. Anne Dujin, du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (<a href="http://www.credoc.fr/">CREDOC</a>) et Isabelle Mouassaoui <a href="http://innovation.edf.com/innovation-et-recherche-20.html">(EDF</a>) ont présenté les résultats d’une étude montrant que l’efficacité énergétique dans les bureaux passe essentiellement par la mise en place d’automatismes, ce qui n’élimine pas, au grand dam des concepteurs, l’épineuse question des usages. A travers une enquête menée sur un immeuble de bureaux récent, Jean-Philippe Fouquet de Expertise transfert ingénierie et connaissance sociales (<a href="http://etics.univ-tours.fr/">ETIcS</a>) a montré comment les choix énergétiques à la conception pouvaient transformer les espaces et les relations de travail dans l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Autre axe important : <b>l’étude des « compteurs communicants » qui seront installés dans tous les foyers français d’ici 2020</b>. Il existe aujourd’hui, en France et ailleurs, un foisonnement de dispositifs techniques faisant l’objet d’évaluation par les sociologues qui, dans certains cas, participent à leur conception. Pour faire sens les informations délivrées aux consommateurs doivent distinguer les postes de consommation et jouer sur la comparaison. Pour autant, l’information, même pertinente, ne peut suffire à faire évoluer les comportements, elle doit faire partie d’un dispositif plus large qui donne aux consommateurs les moyens de passer à l’acte (conseils, aides aux travaux…). Enfin, la diffusion de ces compteurs suscite un certain nombre de controverses politiques et éthiques qui génèrent des inquiétudes chez le consommateur (coûts, vie privée…).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Au cours de ma première intervention, issue de mes travaux de <a href="http://gbrisepierre.fr/these-de-sociologie-sur-les-economies-denergie-dans-les-logements-collectifs-2008-2011/">thèse</a>, je me suis efforcé de <b>déconstruire la température de référence de 19°C qui oriente les politiques publiques d’économie d’énergie en matière de chauffage</b> depuis les années 70. Cette température est toujours prise comme hypothèse dans les calculs de performance énergétique (diagnostic de performance énergétique, réglementation thermique…) ce qui peut conduire à une surestimation des économies d’énergie. Son caractère irréaliste est confirmé par l’étude de Nadine Roudil (CSTB) qui montre que pour 54 % des individus la température de confort se situe entre 20°C et 21°C. Un constat qui n’a pas manqué de provoquer des interrogations sur la possibilité d’une sobriété d’usage et ses liens avec l’efficacité technique dans la réduction des consommations.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">J’ai également pu présenter <b>mon travail sur la rénovation thermique des copropriétés qui souligne les changements d’organisation dans les immeubles</b> et notamment le rôle central joué par le « leader énergétique ». Ce travail a été prolongé par Sylvaine Le Garrec de l’Association des responsables de copropriété (<a href="http://www.unarc.asso.fr/">ARC</a>) qui mène une étude statistique pour mieux connaître le profil et l’action de ces copropriétaires bénévoles engagés dans la transition énergétique. Mais ce modèle du leader militant reste-t-il viable dans le cadre d’une démocratisation de la rénovation énergétique en copropriété ? L’avenir est-il du côté des Contrats de Performance Energétique (CPE) qui ne supposent pas de remettre en cause le fonctionnement traditionnel des copropriétés ?</p>
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<p style="text-align: justify;">Enfin, <b>l’étude de la précarité énergétique apparaît comme un axe de recherche déjà bien engagé qui livre ses premiers résultats</b>. Isolde Devalière (CSTB) a rappelé les grandes étapes de la construction de la précarité énergétique comme problème public en repartant de l’appel de l’Abbé Pierre en 1954. Hélène Subrémon du Laboratoire techniques territoires et société (<a href="http://latts.cnrs.fr/">LATTS</a>) et correspondante Leroy Merlin Source, de retour d’Afrique du Sud, a fait état de la façon dont les classes moyennes du Cap s’adaptent à une augmentation très forte du prix de l’électricité. L’usage de compteur à prépaiement apparaît comme un levier essentiel de connaissance et de gestion de ses propres consommations. Au delà d’une définition statistique, Johanna Lees du Centre Norbert Elias a mis en lumière l’expérience sensible associée à la précarité énergétique : une altération de l’estime de soi qui vient s’ajouter à l’inconfort physique. « Avoir froid » n’est plus aussi banal qu’au temps de Zola. Est-ce en train de devenir une nouvelle figure de la relégation sociale, au même titre que le chômage ?</p>
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<p style="text-align: justify;">De façon plus transversale, plusieurs questions ont émergé des débats. Sur les territoires à explorer : l’organisation des entreprises du bâtiment face à la performance énergétique reste une boîte noire à ouvrir. Sur la méthode : l’énergie peut-elle être appréhendée comme tout autre objet d’étude, ou travaille-t-on sur la technique, la consommation, l’habiter… ? Sur <b>le rôle du sociologue : la demande sociale le place souvent dans une position d’expert mais le sociologue ne trahit-il pas alors sa démarche de porte-parole des habitants ?</b> L’un des intervenants a rappelé la définition donné par l’anthropologue Marcel Mauss de l’efficacité qui ne désigne pas pour cet auteur un rendement ou une productivité mais une activité qui a un sens. C’est là peut-être que se situe le rôle des sociologues de l’énergie : redonner du sens dans un univers largement gouverné par la technique.</p>
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<p style="text-align: justify;">Dans les conférences d’ouverture et de clôture, <b>les deux « pères fondateurs » de la sociologie de l’énergie, nous ont permis, chacun à leur manière, de prendre un peu de hauteur </b>par rapport à une production scientifique centrée sur le présent et l’occident. Alain Gras du Centre d’étude des techniques, des connaissances et des pratiques (<a href="http://www.univ-paris1.fr/centres-de-recherche/cetcopra/">CETCOPRA</a>) est revenu sur l’histoire des techniques pour souligner que le « choix du feu » est une bifurcation somme toute assez récente de nos sociétés. Ce n’est qu’au XIX<sup>ème </sup>siècle que l’exploitation à grande échelle des énergies fossiles a rendu possible la construction de nos sociétés modernes et « thermo-industrielles ». <a href="http://www.argonautes.fr/">Dominique Desjeux</a> de l’université Paris 5, a proposé sa lecture de la transition énergétique qui revient à faire les Trente Glorieuses à l’envers, un défi qui na va pas de soi vu les progrès sociaux associés à cette période. Une transformation qui renvoie aussi à des enjeux géopolitiques car parallèlement les pays émergents comme la Chine connaissent à leur tour leurs Trente Glorieuses et voient leur consommation (de charbon) exploser !</p>
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<p style="text-align: justify;">Ces deux journées ont mis en valeur la vitalité et la diversité d’un champ scientifique en construction mais qui a beaucoup à apporter à la compréhension des enjeux sociaux de la transition énergétique. Experts, politiques, ingénieurs, journalistes, professionnels… il faut désormais compter avec les sociologues de l’énergie !</p>
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<p style="text-align: justify;">Rédigé par Gaëtan <mark class="hilite term-0">Brisepierre</mark> – novembre 2012</p>
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<p>L’article <a href="https://gbrisepierre.fr/compte-rendu-des-1eres-journees-internationales-de-sociologie-de-lenergie-en-2012-a-toulouse/">Compte-rendu des 1ères journées internationales de sociologie de l&rsquo;énergie en 2012 à Toulouse</a> est apparu en premier sur <a href="https://gbrisepierre.fr">Gaëtan Brisepierre Sociologue</a>.</p>
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