Introduction et conclusion d’une thèse de sociologie sur les économies d’énergie dans l’habitat collectif (2011)

Afin de faciliter la lecture de mon travail de thèse soutenue en 2011 « Les conditions sociales et organisationnelles du changements des pratiques de consommation d’énergie dans l’habitat collectif  » je vous propose de retrouver son contenu dans des documents séparés plus faciles à appréhender. Chaque partie de ma thèse correspond à une étude à part entière avec une enquête de terrain sur un sujet spécifique. Le document que vous pouvez retrouver ci-dessous reprend l’introduction générale, la conclusion générale et la bibliographie.

Télécharger l’introduction, la conclusion et la bibliographie

Résumé

Cette thèse de sociologie est une élucidation des problèmes concrets posés aux acteurs par la réduction des consommations d’énergie dans l’habitat collectif. Le point de départ de la recherche est une interrogation sur le comportement des habitants qui constitue aujourd’hui une boîte noire, voire un point de blocage, des programmes de maîtrise de l’énergie (effet rebond, inefficacité du signal prix…). En contre-point des approches technico-économiques, la thèse propose une approche interactionniste de la consommation d’énergie, comme le résultat de la rencontre entre des pratiques domestiques, des objets techniques et des organisations sociales. Elle se place à deux échelles d’observation, d’une part une échelle microsociale avec une description ethnographique des « pratiques énergétiques » et en particulier des pratiques de chauffage ; d’autre part une échelle mésosociale, avec une analyse stratégique des organisations qui régissent les décisions et les modalités de gestion des immeubles.

La conclusion de la thèse invite à renverser le débat public sur les économies d’énergie dans l’optique d’un changement du rapport à l’énergie des habitants dans le bâtiment. La séparation entre les solutions qui relèvent du comportement (sensibilisation, information…) et celles qui relèvent de la technique (rénovation, infrastructure…) conduit à une impasse. L’action sur les économies d’énergie doit au contraire reposer sur l’observation des interactions entre les pratiques, la technique et les organisations. C’est en inventant de nouveaux modes de délibération impliquant davantage les habitants dans les choix concernant les immeubles, que l’on parviendra à faire évoluer conjointement les pratiques et les immeubles vers plus de sobriété énergétique.

 

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